Si vous deviez citer un outil qui a transformé le quotidien de millions de créateurs, d’entrepreneurs et d’associations… ce serait probablement Canva.
On l’utilise pour créer nos posts, nos supports, nos flyers, nos présentations… presque sans y penser. Et pourtant, derrière cette plateforme si fluide se cache une aventure humaine, visionnaire, et pleine de sens.
J’en parle rarement, mais cette fois-ci, j’avais juste envie de dire merci. Canva, c’est génial. Et franchement, ça méritait bien un petit hommage.
Une idée née dans un salon à Perth
Tout a commencé avec Melanie Perkins, une jeune Australienne de 19 ans qui, en 2007, constatait combien les outils de design étaient complexes et peu accessibles pour ses camarades.
Avec son compagnon Cliff Obrecht, elle lance Fusion Books, une solution pour créer des annuaires scolaires en ligne. Ils travaillaient littéralement depuis le salon de la maman de Melanie, en appelant eux-mêmes les écoles pour trouver leurs premiers clients.
Mais Melanie ne s’est pas arrêtée là. Elle rêvait plus grand : une plateforme mondiale, gratuite ou presque, qui permettrait à n’importe qui de créer n’importe quoi.
Le chemin n’a pas été simple. Elle a essuyé plus de 100 refus d’investisseurs. On lui disait que ce n’était pas faisable. Qu’elle n’était pas assez technique. Trop jeune. Trop loin de la Silicon Valley (elle vivait à Perth !).
Mais elle a persisté.
Elle a trouvé un mentor, l’investisseur Bill Tai, qui l’a encouragée… à condition de réunir une équipe technique solide. Après des mois de recherche, elle convainc Cameron Adams, ancien de Google, de les rejoindre. Et l’aventure Canva est née.
Un outil simple, puissant, accessible
Depuis 2013, Canva n’a cessé de croître. Aujourd’hui, plus de 230 millions de personnes utilisent la plateforme chaque mois.
Et ce qui frappe, c’est la cohérence de leur mission : rendre le design accessible, simple, et collaboratif.
Mais aussi : garder des tarifs justes. Pour les utilisateurs Pro de la première heure : aucun changement de tarif depuis leur inscription.
Pour les associations, ONG et écoles : la version Pro est offerte.
Canva propose aussi des offres dédiées aux gouvernements et entreprises solidaires.
Une entreprise qui redonne, vraiment
Canva ne se contente pas de bien faire les choses. Elle fait le bien, aussi.
1 % du chiffre d’affaires, du temps et des parts de l’entreprise est dédié à des causes sociales et environnementales, via le programme Canva for Good.
En 2024, Canva a :
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offert Canva Pro à plus de 60 millions d’élèves et enseignants,
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soutenu plus de 600 000 organisations à but non lucratif,
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reversé des millions de dollars via GiveDirectly à des familles dans le besoin,
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compensé 100 % de leur consommation énergétique avec des énergies renouvelables,
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planté plus de 6,2 millions d’arbres (1 arbre par commande d’impression !).
Canva Create 2025 : l’IA au service de tous
Le 10 avril dernier, Canva a tenu sa conférence annuelle Canva Create. Et une fois encore, l’innovation était au rendez-vous, mais toujours dans un esprit d’utilité et d’accessibilité.
Voici quelques pépites annoncées :
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Canva AI : un assistant créatif intelligent pour générer, améliorer, transformer vos visuels.
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Magic Charts et Canva Sheets : vos données deviennent automatiquement des présentations visuelles claires.
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Canva Code : pour ajouter des interactions (quiz, calculs…) sans une ligne de code.
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Un éditeur photo boosté à l’IA : suppression d’objets, génération de décors, fusion d’images…
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Une interface unifiée : tout votre univers de création réuni au même endroit.
Mon admiration, tout simplement
Franchement ?
Je suis admiratif / admirative.
Du parcours de Melanie. De la vision long terme.
De l’absence de bling-bling. Du respect des utilisateurs.
Et de ce sentiment rare qu’on peut grandir sans trahir ses valeurs.
Canva, c’est un outil du quotidien. Mais c’est aussi une entreprise éthique. Une figure féminine inspirante dans la tech. Et une vraie leçon de persévérance.
Est-ce que cela durera ? L’avenir le dira. Mais aujourd’hui, j’avais juste envie de le dire :
merci Canva. Et bravo Melanie Perkins.